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Bleues - Journée 1 : c'est parti pour un mois de préparation

Sebastien Duret

Sous le vent breton qui soufflait fort ce mercredi, les Bleues sont arrivées ce mercredi à Perros-Guirec accueillies par quelques dizaines de personnes. Premiers pas et installations au Castel Beau Site dans un cadre que Noël Le Graët avait proposé à Corinne Diacre pour venir se régénérer.

Cette fois, même si tout le monde ne sera là que le 23 mai à Clairefontaine, le mois de préparation qui va mener jusqu'au match d'ouverture a bel et bien débuté. Seulement six jours sont passés depuis l'annonce en prime time sur TF1 des 23 joueuses retenues mais l'attente s'est faite ressentir pour Corinne Diacre : "On démarre enfin ! Je suis ravie de démarrer cette longue et belle préparation". Mais selon elles, les joueuses "ont eu le temps, depuis jeudi dernier, de digérer cette annonce de liste".

Pendant un mois entrecoupé de quelques pauses, les Bleues vont suivre une intense préparation concoctée par le staff tricolore : "Elles vont souffrir, l'idée est de se faire mal, vraiment mal parce qu'une Coupe du Monde, cela va demander ça" déclarait ce jeudi Corinne Diacre lors de la première conférence organisée au Palais des Congrès de Perros-Guirec.

"Remettre tout le monde à niveau"
Le préparateur Anthony Grech-Angelini est en charge de mener cela et pourra compter sur Philippe Joly, l'adjoint de Corinne Diacre afin de remettre tout le monde en forme pour assurer un mois de compétition qui pourrait mener les Bleues jusqu'au 7 juillet, jour de la finale. "L'objectif de ce premier stage est de remettre tout le monde à niveau, tous les corps, toutes les têtes aussi" assure Corinne Diacre.

Si quatorze joueuses ont fini leur saison, les deux joueuses évoluant à l'étranger le seront samedi tandis qu'il faudra attendre la finale de la Ligue des Champions pour les Lyonnaises. "Certaines ont eu du repos, d'autres non, ça va être surtout en petit groupe" précise la sélectionneure. Une séance quotidienne jusqu'à samedi, mais aussi des activités autres telles que les classiques sorties à vélo, le footing. "On va visiter le coin en travaillant" complète Corinne Diacre. Le collectif viendra plus tard lorsque tout le monde sera présent et que les deux matchs face à la Thaïlande (25 mai) et la Chine (31 mai) se profileront.

"On va se mettre dans le bain d'une souffrance physique"
photo Virginie Bachelier
photo Virginie Bachelier
Pas question d'aller trop vite, il faut mettre les organismes dans les meilleures conditions : "Il ne faut surtout pas brûler les étapes. On a un plan de bataille bien cadré. On a très très bien travaillé avec mon staff. On sait qu'il y aura toujours une part d'aléatoires mais malgré tout, on a essayé d'anticiper pas mal de choses pour être surpris le moins possible". Et si la pression d'une compétition à domicile va se ressentir progressivement, il n'est pas encore question d'être atteint par ces facteurs : "Sur ces quinze premiers, voire ces trois premières semaines, on ne sera pas dans l'émotionnel, on n'aura pas le temps. On va se mettre dans le bain d'une souffrance physique avant d'être dans l'émotionnel".

Prudence de mise donc pour Corinne Diacre qui a déjà connu une Coupe du Monde 2011 en tant qu'adjointe de Bruno Bini et l'Euro 2013. Sauf que cette fois-ci, une compétition à domicile et le statut de favori à la peau, il ne faut pas se tromper : "Ce qui est difficile, c'est que l'on n'a pas démarré la compétition que l'on nous voit au 7 juillet. Il faut faire attention de ne pas aller trop vite, d'aller étape par étape et de garder les pieds sur terre".