Footofeminin.fr

Coupe de France - Surprises ? A qui le tour ?

Sebastien Duret

Depuis la création de la compétition en 2001-2002, les équipes de D1 ont été éliminées à 35 reprises par des équipes de divisions inférieures. Souvent face à des formations de D2, mais aussi à 5 reprises avec des équipes évoluant deux niveaux en dessous. Le bilan.

Depuis sa création, la compétition a offert son lot de surprises comme sait l'offrir la Coupe. Sur les 35 éliminations face à des équipes de divisions inférieures, les D1 l'ont été à 16 reprises lors de la séance de tirs au but, et à 12 reprises par un but d'écart. Trois cas l'ont été par deux buts d'écart. Au-delà, cela s'est produit à quatre reprises et souvent dans des circonstances particulières. Le cas le plus récent reste celui de 2018 lorsque Brest (D2) avait affronté une équipe de U19 de Guingamp (3-0) alors que les joueuses de l'équipe de D1 avait décidé de faire une grève en raison du manque de considération et de moyens. En 2015, Rouen (D2) avait sorti Issy un mercredi. Reporté suite à un arrêté le dimanche précédent, le match s'était déroulé en semaine et Issy s'était déplacé avec une équipe composée de joueuses de l'équipe B mais aussi de l'équipe C. Le Mans (D2) s'était aussi illustré en s'imposant 4-1 à Saint-Memmie en 2005-2006.

Coupe de France - Surprises ? A qui le tour ?
Les éliminations des équipes de D1 face à des équipes hiérarchiquement s'est produit dans la moitié des cas (17 sur 35) lors de leur entrée en lice qui a évolué au fil de la compétition. En 16es de finale à l'origine, puis en 32es à partir de 2010 et de nouveau en 16es depuis deux ans. Quatre cas se produit en 16es lors de la période où les D1 entraient en 32es. A neuf reprises en huitièmes, à quatre reprises en quart de finale dont Grenoble face à Dijon la saison dernière, ou Hénin-Beaumont (IR) devant Soyaux en 2017. Besançon (D3) avait aussi réussi cette performance face à Juvisy en 2004 tandis que Le Mans reste le plus performant en ayant sorti trois D1 lors l'année où l'équipe sarthoise a atteint la finale après s'être offert le PSG en 16e, Condé en quart et Juvisy en demi-finale.

Le Mans seule formation de D2 à avoir atteint à la finale en 2009
Marion Torrent (Montpellier) face à Hélène Plu (Le Mans) lors de la finale à Gerland en 2009 (photo Denis Dupont/Footofeminin)
Marion Torrent (Montpellier) face à Hélène Plu (Le Mans) lors de la finale à Gerland en 2009 (photo Denis Dupont/Footofeminin)

Coupe de France - Surprises ? A qui le tour ?
C'est le genre d'habitude que l'on préfère ne pas connaître mais Guingamp (ex-Saint-Brieuc) a connu à quatre reprises la mésaventure d'une élimination à chaque fois face à une équipe de D2 (Brest 0-3, Rennes 1-2, Le Mans aux tab, Evreux aux tab). Avec une ancienneté dans l'élite récente, Bordeaux a depuis sa montée toujours été sorti par une équipe de niveau inférieur soit à trois reprises. Saint-Malo la saison dernière aux tirs au but, La Roche les deux saisons précédentes. Soyaux et Hénin-Beaumont sont aussi à trois échecs de ce type. Soyaux devant Hénin-Beaumont (2 niveaux d'écart) en 2017 (0-1), Bordeaux alors en D2 aux tirs au but en 2016 et La Roche en 2012 aux tirs au but. Pour Hénin-Beaumont, cela remonte à 2005, 2008 et 2009 à chaque fois aux tirs au but. Sept équipes l'ont été à deux reprises, alors que huit (dont le PSG et Montpellier) l'ont été à une reprise.

Coupe de France - Surprises ? A qui le tour ?
Avec une moyenne de quasiment 2 élimations par saison, c'est sans surprise, le chiffre le plus fréquent d'éliminations sur un exercice. La saison la plus difficile pour les D1 aura été en 2008-2009 avec quatre élimations de ce type dont trois réussies par Le Mans, l'autre étant celle de Montigny devant Hénin-Beaumont. La saison suivante a démontré l'inverse avec aucun cas relevé.

Coupe de France - Surprises ? A qui le tour ?
En dehors des confrontations entre D1 non comptabilisées ici, les D1 ont évolué à 338 reprises face à des équipes de divisions inférieures dont 225 fois face à des équipes de D2. Le bilan est de 195 qualifications (dont 15 aux tirs au but) pour 30 éliminations (dont 15 dans le temps règlementaire et autant aux tirs au but). Face à des équipes de deux divisions d'écart, 88 qualifications sur 93 confrontations. Quant à des équipes de plus de deux divisions d'écart, les 20 rencontres se sont soldées par des qualifications dont une seule suite aux tirs au but.