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#D1Arkema - David FANZEL (FC Fleury 91) : « Les résultats ne veulent pas nous sourire »

Sebastien Duret

Arrivé du côté de Fleury en cours de saison, David Fanzel est toujours à la recherche de son premier succès avec les Franciliennes en D1 Féminine. Après la défaite de son équipe contre Bordeaux (0-2) samedi dernier, l’ancien coach de Metz a évoqué en zone mixte la rencontre, les objectifs du club, le mercato et son travail depuis son arrivée.

Pour commencer, votre sentiment après cette défaite face à Bordeaux ?
Ça ne veut pas nous sourire. On va continuer à travailler et se réfugier derrière cela. Je ne vois pas ce que je peux reprocher aux filles aujourd’hui. Elles ont tout donné mais encore une fois, elles ne sont pas récompensées. Sur le premier corner, on prend le but et quand on sait l’équipe qu’est Bordeaux, c’est difficile de revenir. On a une ou deux situations avec nos attaquantes mais on ne les met pas au fond.

Après le terrain n’était pas facile, ni pour nous ni pour Bordeaux, mais au moins on a essayé de jouer au ballon, de proposer quelque chose. C’est déjà une progression. Après les filles donnent tout. On a manqué aussi de profondeur dans notre jeu aujourd’hui, c’est la différence avec Bordeaux. Ils nous ont embêté dans la profondeur, nous pas du tout. Et à chaque fois qu’on l’a trouvé, on les a mis un peu en difficulté sans se créer d’occasion.

Maintenant, il faut continuer à travailler. On a deux matchs très importants qui arrivent à Soyaux et Marseille. Il va falloir réitérer les mêmes matchs que l’on a fait, en espérant que ça nous sourit un petit peu.

Y’a-t-il un problème de confiance de l’équipe ou non ?
Non, je ne pense pas qu’il y ait un problème de confiance puisqu’on a joué malgré le terrain. C’est ce que je veux. À un moment donné, il manque aussi la dernière passe, le dernier geste. Mais après on est à Fleury, pas à Bordeaux ou à Lyon. Les filles mettent de la bonne volonté mais il manque ce dernier geste qui fait la différence.

"Un point aurait fait du bien moralement"
Vous avez parlé de cette série de matchs à l’extérieur à venir. Est-ce là où la fin de saison doit se jouer ?
C’est clair que c’est maintenant que cela va se jouer. On va à Soyaux et Marseille, après Dijon mais entretemps on a un match facile contre Lyon (rires). D’ailleurs, il se jouera peut-être sur le nouveau terrain. Après on sait que ce n’est pas contre ces équipes-là qu’on va se sauver. Mais quand on voit la prestation contre Montpellier et celle aujourd’hui, avec le travail qui est fait par les filles et leur investissement, un point aurait fait du bien moralement et pour la confiance. Ça va se jouer sur cette série. Après les filles, qu’on joue à la maison ou à l’extérieur, peut être que ça nous arrange vu la qualité du terrain. Sachant qu’il n’y a pas 50 000 personnes là-bas… On ne va pas jouer à Dortmund donc ça va (sourire).

Pour parler plus de vous, depuis votre arrivée comment se passe votre intégration et la découverte du groupe ?
Ça se passe très bien. J’ai trouvé un groupe de filles qui est travailleur. J’aimerais juste qu’elles soient récompensées par un bon résultat par rapport à leur investissement et leur travail au quotidien.

Par rapport à votre passage à Metz, quels sont les changements au niveau de l’encadrement et de l’environnement ?
Je ne sais pas, sans doute le groupe, le club. C’est un club « amateur ». Je viens de ce monde amateur même si j’ai fait beaucoup d’années dans le monde professionnel. Ça me convient très bien, j’ai été très bien accueilli. C’est un club qui grâce au président et tous les gens qui sont autour qui grandit bien.

Vous avez parlé de ce travail au quotidien et de cette volonté de produire du jeu. Depuis votre arrivée, a-t-il fallu repartir de zéro ou y’avait-il déjà des bases de travail ?
Non, le travail qu’a fait Habib (Boumezoued, ndlr) avant était très bien. Sinon on n’aurait pas pu avancer. Il y avait des bases de travail qui ont permis de progresser. Maintenant, les résultats ne veulent pas nous sourire. On perd contre le PFC à la 92e… Ça tient à peu de choses. Mais c’est le haut niveau, c’est cette efficacité dans les 16 mètres que ce soit adverse ou les nôtres et c’est ce qui nous manque. Mais il y a un très bon travail qui a été fait avant. Il a gagné des matchs. Maintenant j’aimerais bien en gagner quatre pour le rattraper.

A-t-il fallu aussi amener une nouvelle méthode, imprimer une patte sur l’équipe ?
On l’a fait et on essaye de continuer. À la rentrée, on a fait une sortie cohésion par exemple. Mais il nous manque la technique qui va faire à un moment que cette passe va faire la différence en fait. C’est ce qui nous a manqué aujourd’hui.

Sur le mercato, êtes-vous satisfait des renforts qu’il y a eu ou en attendiez-vous plus ?

Non, on savait que comme Charlotte Fernandes avait pris huit matchs de suspension et que Sissoko avait un problème de genou donc il nous fallait une défenseure. Après on sait que si on veut une attaquante qui marque des buts, elle ne va pas partir de son club. C’est la problématique de tous les clubs. Lyon l’a eu, nous on l’a aussi. Après il faut faire confiance aux filles qui sont là et continuer à travailler. On était cinquième à un moment c’est qu’il y a de la qualité.

Pour terminer sur l’objectif de cette saison de fin, on regarde plus derrière que devant ?
Oui on regarde derrière et moins la cinquième place. Maintenant l’objectif du club est de se sauver le plus rapidement possible pour pouvoir préparer la saison prochaine.

Daniel Marques