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#D1Arkema - Yacine GUESMIA (GPSO 92 Issy) : "Un maintien, ça se joue jusqu’à la dernière journée"

Sebastien Duret

Défait par Soyaux à domicile, le GPSO 92 Issy reçoit ce samedi Dijon en match en retard. Retour avec l'entraîneur sur la dernière rencontre perdue face à Soyaux.

Quel est le sentiment après cette défaite face à Soyaux dans ce match serré ?

Ce n’était pas forcément un beau match des deux côtés. Il y a eu très peu d’actions et d’opportunités pour les deux équipes. Une rencontre fermée, avec chaque équipe qui faisait en sorte bien défendre. Mais après, si on doit parler que football, on n’a pas forcément pris de plaisir à regarder ce match qui était haché, beaucoup de fautes, beaucoup de cartons… Je n’ai pas compté tous les cartons sur la rencontre.

Après, je pense qu’il y a des faits de jeu. Le premier, c’est Siga Tandia qui doit prendre rouge car si Julie Rabanne ne l’évite pas, elle lui casse la jambe. C’est un fait de jeu qui est important et ça a donné le ton du match. Toutes les 30 secondes il y avait une faute et des cartons jaunes. C’était un match haché où l’on n’a pas pris forcément beaucoup de plaisir. Ce n’était pas du beau football.

Vous vous attendiez justement à un tel match avec autant d’engagement et d’intensité ?


Oui bien sûr, on attendait un match avec de l’engagement. Après nous, est-ce qu’on a répondu présent ? Je ne sais. On fera le point en regardant le match. Il y a des choses qu’on aurait pu mieux faire je pense. En tout cas sur l’utilisation du ballon, on aurait pu mieux gérer les temps forts et les temps faibles. Mais c’est un match décisif de bas de tableau. Forcément, on savait que l’adversaire n’allait pas arriver la fleur au fusil.

On a la sensation que Soyaux a un peu pris l’ascendant après l’ouverture du score, au moins sur le premier acte…

Pas spécialement. Il n’y a pas eu plus d’opportunités que ça après. C’était avant tout une bataille du milieu de terrain, où il y a eu très peu d’occasions pour les deux équipes. À l’ouverture du score, elles ont juste gagné un peu plus de temps et ont eu une grosse occasion ensuite pour doubler la mise où Laetitia Philippe fait l’arrêt. Elles participaient moins offensivement, en tout cas sur les quatre joueuses derrière. Et après, on a eu une gestion du temps différente.

Il y a eu ce petit sursaut en seconde période de votre équipe pour tenter de revenir mais comme souvent cette saison, ça ne concrétise pas et ça se termine par une défaite au bout…

Oui mais on n’a pas eu forcément d’opportunités. On a fait des changements offensifs pour essayer d’apporter un peu plus de vitesse devant. Mais comme je l’ai dit, c’était compliqué car toutes les deux passes il y avait une faute. C’était compliqué de jouer et à chaque contact il y avait faute. Je pense qu’on aurait pu jouer jusqu’au lendemain, le score n’aurait pas bougé.

Pour vous, la victoire de Soyaux n’est pas forcément méritée ?

Non, je ne dis pas ça. Si elles ont mis un but de plus que nous, c’est mérité. Après, elles ont eu un peu plus d’engagement… Je ne dis pas que c’est immérité, juste je n’ai pas pris forcément de plaisir sur ce match. Ce n’est pas ma vision du football avec toutes les deux passes une faute. Est-ce que le match a été bien géré ? Je ne sais… Mais la gestion du match était compliquée.

Il y a la frustration de ne pas avoir réussi, après l’exploit en Coupe contre Montpellier, à capitaliser dessus pour remporter ce match clé ?

Ce sont des matchs qui sont complètement différents. Déjà, quand on joue des équipes comme Montpellier, elles sont en place, elles ont la possession du ballon donc forcément il y a un peu plus d’espace. Là, comme je vous ai dit, c’était du hourra football. Le ballon allait d’un camp à l’autre sans forcément de maitrise technique des deux côtés. Là clairement, c’était un match de bas de tableau avec deux équipes qui se battent pour la survie. C’est complètement différent sur le jeu et l’animation.

Au niveau comptable, Issy retourne dans la zone rouge avec désormais le goal average particulier qui est à égalité…

On a un match en retard pour recoller (ndlr : ce samedi contre Dijon). Après, on ira jusqu’au bout. Soyaux ne joue Le Havre qu’à la dernière journée. Ce n’est pas grave en soi. C’était un match important comme les autres qui arrivent après. On n’avait pas forcément désigné ce match comme le plus important de la saison. Il y a encore des points à prendre. On a été capables sur la phase aller de battre Bordeaux et en Coupe Montpellier. Donc ça veut dire qu’on peut battre presque tout le monde.

Sur le bilan jusqu’à présent, il y a quelques mois vous espériez avoir au moins six points à la trêve et à nouveau six ou plus en seconde partie de saison. On est à peu près dans les temps de passage pour l’instant…

Oui. Après, ça aurait été mieux de ne pas perdre contre Soyaux car ça laisse un adversaire direct avec nous. Là, Soyaux est à trois points. Mais on est sereins. Il y a beaucoup d’équipes qui sont abordables, on a un groupe qui vit bien et qui est conscient de notre objectif. Un maintien, ça se joue jusqu’à la dernière journée et ça ne se finit pas au mois de février.

Pour y arriver, on peut encore s’attendre à du mouvement du côté d’Issy cet hiver ?

Non, on est au complet. On peut juste récupérer quelques blessées. Mais là, on est presque au complet déjà. Je pense qu’on a de quoi faire.

Pour terminer rapidement sur l’aide financière dont on avait parlé en première partie de saison et que vous attendiez. Cette dernière a été gelée depuis. Est-ce que cela a influé sur le sportif et de potentiels recrutements ?

Je n’étais pas au courant. Mais non, on n’a pas forcément ressenti d’impact sur le sportif. En tout cas à mon échelle, je ne l’ai pas vu.